lundi 12 novembre 2007

Bikaner

Et voilà. Cette fois, on est tous là. C'est parti. Carole, Patrick et moi. J'ai retrouvé mes compagnons de voyage vendredi soir à l'hôtel à Dehli, après une journée toute seule dans cette ville immense mais pour finir pas si catastrophique que ça.
Carole n'aime pas les photos, donc pour l'instant, j'en ai pas une assez bien pour vous la mettre! Elle m'en avait envoyé une, mais elle ne se ressemble pas. Elle est super mignone et a le même rire que Ana... Je pense la nuit dans les fous rire à Catherine qui taperait contre les murs à nous entendre.
Un petit résumé des derniers jours:
Samedi, bataille pour trouver une voiture et QUITTER Dehli. On est tombé en plein DIWALI, le nouvel an local, est c'est HORRIBLE. Pétards toute la nuit...
Le super vendeur, qui a essayé de me marier au passage sur l'escalier, nous a fait un tarif pas trop mal, montré une super voiture et garanti un chauffeur aux yeux bleus pour Carole. Satisfait de la belle voiture toute neuve trouvée en loc, nous avons pris un rick show vélo pour aller chercher nos valises, le temps de laver bien la voiture avant notre départ. En fait, pour dire qu'elle était lavée, elle le fut: elle prit 15 ans d'un coup, 200 000 km, des bosses, le lecteur CD se transforma en radio cassette mamouth et la clim en ventilation en panne! Patrick a du reste tout de suite dit que ce truc ne ferait jamais 3000 km... En plus, le chauffeur avait pas du tout les yeux bleux.
Mais bon, le vendeur, lui était VENDEUR. Il a donc réussi à nous fourguer sa poubelle avec le sourire à la place de la belle voiture toute neuve. Bref, on est parti dans le truc, que de charmants Indiens ont commencé ce soir à pousser... Comme quoi, parfois l'homme a raison.

Donc départ. Bagages sur le toit pour Jhunjhunun. Dès la nuit, on se demande contre quoi on va mourir: une vache, chèvre, un bus, un dromadaire, un camion, un vélo.... Bref, conduire de nuit sera dès le premier jour bani de notre esprit.
Et là, surprise. Notre chauffeur nous a planté au milieu de rien dans un super hôtel très joli. Bon lit. Tout bien. Que la douche qui nous électrocutait. Sinon, tout bien. Repas bien. Bref, presque pas normal. En revanche, Happy Diwali, le nouvel an du coin qui pour info est tout de même mon troisième de l'année m'a bien emmerdé encore une nuit... Chants, pétards, puis le minaret, avec ses supers prières. Patrick a lui aussi divers soucis. Carole en a du reste conclus qu'elle voyageait avec deux chochottes! Mais bon, elle est bien obligée de faire avec! Donc moi je dirais bonne nuit dans ce petit hôtel.

Puis visite de la ville le matin de Jhunju-machin, avec plein de Havelis, veilles maisons de Maradjah plus ou moins en bon état. Avec Carole, on s'est d'entrée fait escroquer par le petit vieux du premier truc qui nous a jeté au nez l'argent qu'on lui avait filé pour voir sa maison 2 minutes. Donc on a payé plus cher.
Puis on a pris un gamin guide et visité le reste. Assez sympa.

Ce qui choque en Inde, contrairement à mon voyage de cet hivers, c'est le SOURIRE. Tous le monde sourit, dit bonjour. Pas trop de mendiants, ou les enfants demandent des stylos. Bref, très sympa. En revanche, les gens nous fixent vachement et nous regardent vraiment vraiment. Assez étrange.
Puis l'après midi, on est parti pour un village perdu, Nawalgarh. Nous avons dormi dans un super petit hôtel tenu par une femme Hindoue splendide, avec de la cuisine bio. Vraiment très bien. Impec. J'ai visité la ville et pleins de maison avec un jeune. Très sympa. Puis le soir, RIEN. Repos, et deux heures de rire avec Carole avant de s'endormir. Faut dire que le matin, Patrick, il partirait bien à 7h, et que nous, on le brime. On ne se lève que à 8h30, après avoir dormi 2 h l'après-midi... Faut dire que avec Carole, question Marmottes, on c'est trouvée. Nous sommes pareilles. Terrible.
Donc ce matin, départ pour Mandawa. Revisite de Havelis, montée sur un toit, descente dans une boutique. Le plus sympa pour Carole: la visite d'une école de Filles. On a parlé aux profs, aux élèves. Les gens sont vraiment super gentils.
Puis 3 h de route, avec un arrêt typique de notre chauffeur dans un des ces restos à touristes horribles, prévus pour les cars, comme au boulot. Ce soir, arrivée à Bikaner, vraie ville d'Asie, avec poussière, pollution, mondes, bruits, klaxons. Bref, tout ce que j'aime. Mais bon, c'est l'Asie.
Et ce soir, on a fait resto local. Trop fort. Le nez qui coule. Mais pas aussi fort que la Thailande où Ana pleurait à table.

Demain, on reste tranquille sur Bikaner. J'espère trouver un ordi (pas le cas de celui-ci) où je puisse vous mettre quelques photos sympas. Ici, les enfant veulent tous être sur les photos, j'en ai donc plein. Là, j'ai du reste un petit qui est assis à côté de moi depuis le début du temps que j'écris.

Puis après demain, anniversaire de Carole et visite du temple des rats. On verra bien.

Bon, je vous laisse. Il est 22h. Je vais aller retrouver ma petite Carole qui doit être à la maison.

Je vous embrasse tous fort. La marmotte en vadrouille!

vendredi 9 novembre 2007

Ce coup ci, j'y suis




Et voilà, les premières 24 sont passées et je ne suis pas remontée dans l'avion. Ce soir, j'ai même trouvé un clavier qui parle un peu près ma langue et avec toutes les touches. Je vais pouvoir disserter tranquillement sur mon sort passé et futur!

En résumé, pour les lecteurs assidus, ces derniers mois ont été très austères. J'ai trouvé comment les communistes faisaient pour exploiter avec un brio exceptionnel les petites gens comme nous. Comment pour que l'accès au vacances pour tous puissent se faire, le club Med pour tous existe. Et bien il existe grâce à de grandes âmes comme Bruno, Fabrice, Werner, Jimmy, Coralie, Ludovic, Nadia, Marion, Kéké qui sont là tous les jours aux services de chacun. Ici aussi y'a du monde à mon service, mais tout se paye!

Mais bon, j'ai passé une bonne saison, dans la mesure où fait très important pour moi, je ne me suis pas embêtée une seule minute. J'ai pu mettre mon cerveau en marche et j'ai pu mettre en place plein de truc, ce qui est que j'aime le plus. Tout le monde de le sait, quand ça ne marche pas, je m'embête et je pars chercher un truc bien compliqué. Va savoir, c'est ce qui fait peut-être que je suis toujours célibataire après cette année. Ce n'est pas faute d'avoir rencontré quelques spécimens du sexe opposé, mais bon, à priori, ce qu'il manque, c'est définitivement le "être amoureuse". ça finira peut-être par m'arriver à nouveau un jour.

Mais bon, c'est pas trop le sujet de jour. Le sujet, pour lequel vous êtes là, c'est l'inde.

Alors bon soyons clair, pour l'instant, ce n'est pas aussi horrible que le nord du Cambodge ou le Sud du même pays. J'y trouve de grandes ressemblances, mais pas pire. Merci à tous ceux qui m'ont fait des descriptions apocalyptiques, et bien pour l'instant, ça va.

Ce matin, je suis partie toute seule dans un bazar. Puis j'ai trouvé un métro, et je suis partie pour une station un peu plus loin et un autre bazar. Il faut dire que ici, aujourd'hui c'est nouvel an, ce qui porte pour cette année à 3 les soirées de nouvel an à supporter(1er janvier avec Mariana, une petite soirée au cambdoge et pour finir une ici...). Mais ici c'est joli, il y a des lumières partout, des bougies (et des camions de pompiers qui passent pas dans les petites rues) et des tonnes de guirlandes de fleurs fraîches, un peu style fête des vendanges.

Après ma ballade au marché dans des coins perdus et sales, j'ai visité le fort rouge, qui hormis faire marcher des km n'a rien de transcendant. Puis retour à Pied à l'hôtel, environ une heure de marche entre vélos, tuk tuk, voitures, vaches, chèvres, chevaux... Un vrai bonheur. En fait, j'aurais du prendre des bottes en caoutchouc.

Ce qui me pose soucis à ce jour c'est de manger. J'ai tenté hier soir au bord de la route, mais le ventre à mis 15 minutes pour se retourner. Je vais donc trouver autre chose. Pour l'instant je suis dans mon stock de biscuits français... On fait avec.

Et mes amis arrivent ce soir. Je me réjouis de quitter cette ville, qui est sympa mais sans plus. En fait, ce qui est gênant c'est les mecs qui passent leur temps à essayer de te parler et de vouloir t'emmener voir un truc. Avec I POD et lunettes de soleil, ça va assez bien.

Bon, je vais vous laisser, car là ils chantent je sais pas quoi dans le café et ça me casse les oreilles. De toute façon, ici, il faut de bonnes oreilles.

Au fait, Jimmy, ne te laisse pas faire par Câline. Elle essaye toujours toutes les solutions et mon père à la maison se retrouve limite sur le canapé. Il faut être ferme. Elle t'aimera quand même. Et j'espère que pour tous les deux tous va bien.

Je vous fais de bisous. Je vais aller voir si Carole et Patrick ont donné signe de vie.

jeudi 8 novembre 2007

J'y suis

Apres un vol dans un coucou de 33 passagers a helice, j'ai fait comme tous les touristes moyens de cet ete qui ne trouvent jamais leur voiture pour le transfert.
Apres 10 bonnes minutes au telephone avec l'hotel et le chauffeur, tout c'est arrange.
Pour l'instant, je dirais que c'est sale et pauvre comme le cambodge, et bruyant comme la thailande. En plus, ce soir, c'est fete du petard et la lumiere. Je pense a toi Caline.

Les cybers cafes ne courent pas les rues, c'est le 1er que je vois apres une heure. Le clavier a cent ans, je vais donc pas faire plus long.

Pour me joindre, j'ai mon portable Indien: 99 58 62 73 07. Pour lindicatif du pays, la de suite je ne sais pas.

Je vais essayer d'aller me trouver un truc a manger. Bisous a tous.